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Quel apport minimum pour acheter un bien immobilier ?

Guide dirigé par Arthur Merlino, fondateur de BRIVEOVérifié par l'équipe BriveoMis à jour le 07/07/2026

Aucune loi n'impose d'apport minimum pour acheter un bien immobilier. Les banques demandent en pratique environ 10 % du prix, pour couvrir les frais de notaire et de garantie qui ne constituent pas de valeur revendable. Un achat sans apport reste possible mais plus difficile à financer.

À quoi correspond concrètement cet apport

Les frais dits de notaire (en réalité majoritairement des taxes reversées à l'État et aux collectivités) représentent un ordre de grandeur d'environ 7 à 8 % du prix dans l'ancien, et de l'ordre de 2 à 3 % dans le neuf. Ces pourcentages sont indicatifs et évoluent selon la fiscalité locale (les droits de mutation votés par les départements) et la nature du bien.

S'ajoutent les frais de garantie du prêt (cautionnement ou hypothèque) et les éventuels frais d'agence. Un apport de 10 % vise généralement à absorber ce bloc de frais que les banques financent rarement.

  • Frais d'acquisition (droits de mutation et émoluments du notaire)
  • Frais de garantie du prêt : caution bancaire ou hypothèque
  • Frais de dossier de l'établissement prêteur
  • Éventuels honoraires d'agence immobilière

Acheter sans apport ou avec un apport réduit

Un financement à 110 % (prix + frais) reste possible, notamment pour les jeunes actifs ou primo-accédants au profil solide, mais la banque sera plus exigeante sur les revenus, la stabilité professionnelle et le reste à vivre.

Plusieurs leviers renforcent votre dossier ou complètent l'apport : le prêt à taux zéro (PTZ) pour les primo-accédants éligibles, le prêt Action Logement pour les salariés d'entreprises cotisantes, ou encore un prêt épargne logement (PEL/CEL). Par ailleurs, les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) encadrent l'octroi du crédit : le taux d'endettement est en principe limité à 35 % des revenus (assurance comprise) et la durée de crédit à 25 ans, avec une marge de dérogation encadrée. Ces règles peuvent évoluer : vérifiez-les au moment de votre projet.

Questions fréquentes

Peut-on emprunter les frais de notaire ?

C'est possible dans un financement dit à 110 %, mais les banques y sont réticentes car ces frais ne constituent pas de valeur revendable. Un tel montage suppose un profil emprunteur particulièrement solide. La plupart des banques préfèrent que l'apport couvre ces frais.

Quel apport pour un investissement locatif ?

Il n'y a pas non plus de minimum légal. Certains investisseurs recherchent au contraire un financement maximal pour profiter de l'effet de levier du crédit et de la déductibilité des intérêts. La banque appréciera la rentabilité du projet et votre capacité de remboursement globale.

Le PTZ compte-t-il comme un apport ?

Le prêt à taux zéro est un prêt, pas un apport à proprement parler, mais les banques le considèrent souvent comme un quasi-apport dans le plan de financement, car il améliore la structure du dossier. Il ne dispense pas nécessairement de tout apport personnel.

Un apport plus élevé fait-il baisser le taux ?

Souvent, oui. Un apport supérieur à 10 % réduit le risque pour la banque et peut permettre de négocier un meilleur taux ou de meilleures conditions. Les taux de crédit évoluant en permanence, comparez plusieurs offres au moment de votre projet.

À lire aussi

Sources
  • ANIL - Financer son achat et l'apport personnel
  • Service-Public.fr - Prêt immobilier et conditions d'octroi
  • HCSF - Recommandations sur les conditions d'octroi de crédit immobilier
  • economie.gouv.fr - Le crédit immobilier
Entretien de découverte, 15 minutes

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